Un peu d'hitoire
Saint-Castin est mentionné entre 1021 et 1032. Le Duc de Gascogne (Sanche Guillaume) donne à St Pé de Génerès sa cour et maison seigneuriale de Saint-Castin : LA CASTERRASSE.
La seigneurie appartient en 1345 à Raymond de Cauna, puis en 1351 à Menaud de Béarn. Deux siècles plus tard, en 1513, la seigneurie est vendue par les d'Abadie de Denguin aux Forbets. En 1654, la seigneurie passe aux mains des d'Abadie de Maslacq pour qui elle est érigée en baronnie; ils la gardent jusqu'en 1687.
Une abbesse est signalée au début du XIIème siècle. Cette abbaye laïque perçoit un quart de la dîme, les 3/4 restants sont dus au seigneur.
Le Baron de Saint-Castin : Jean Vincent d'Abadie
Le roi Louis XII (1610.1643), fils de Henri IV, fit de Jean Jacques
d'Abadie le premier Baron de Saint-Castin.
Ce baron eut trois enfants, le troisième fut Jean Vincent d'Abadie.
Né en 1652 à Escout, dans le canton d'Oloron, une légende a été bâti autour de
ce personnage. Parti à l'âge de 15 ans au Canada il a été enseigne et porte-étendard dans le régiment de Carignan-Salières. Il quitte la
France une première fois le 6 mai 1665 pour la Nouvelle-France afin de venir combattre les Iroquois. Il revient s'installer quelques années plus tard, mais
cette fois en Acadie et plus particulièrement au fort de Pentagouet. L'habitation qu'il construisit en amont de la rivière Bagaduce
(affluent de la rivière Penobscot), devint le cœur du premier village d'échanges franco-abénaquis en
Amérique. En 1670, il épouse l'indienne, Pidianske (Pidiwammiskwa ou Marie-Mathilde), de son nom de baptême), l'une des
filles du chef (sachem), Madockawando, de la tribu
abénaquise des Pentagouets. Après 1677, il s'unit à Misoukdkosié ou Nicoskwé (nommée dame Melchilde), autre fille de Madockawando. En 1698, lors
de la mort de Madockawando, il devint grand sachem des Pentagouets, Jean-Vincent a mené en terre d'Acadie, de nombreuses luttes contre les Anglais.
Revenu en France pour la gestion de son domaine (la Casterrasse) , il décède en 1707 dans des conditions mystèrieuses. Une version voudrait qu'il soit tombé dans une embuscade imaginée par son beau-frêre, le juge Labaig d'Oloron qui dilapidait les biens de la seigneurie en son absence. L'autre version raconte qu'il est mort dans son lit d'une mort naturelle.
Retrouvez son histoire dans le livre de Marjolaine SAINT-PIERRE.
SAINT-CASTIN Baron Français chef amérindien 1652_1707.
Aux éditions de SEPTENTRION (QUEBEC)
Le Docteur DUBOUE(1834-1889)
Cet homme, né et mort à Saint-Castin a laissé des traces dans l'histoire par ses travaux réalisés dans la plaine de Montardon (drainage
des marécages) mais aussi pour ses théories concernant la rage.
La thèse de Pasteur selon laquelle la rage se propageait par le sang, était contestée
par le Docteur Duboué, qui lui affirmait que cette maladie se propageait par le système du bulbe rachidien (les nerfs). Cette dernière version devait s'avèrer exacte et Pasteur s'appropria cette
découverte, le mérite du Docteur Duboué s'en trouvait diminué.

La famille PELLIZZA
Descendante du Docteur Duboué, cette famille a laissé son nom à une demeure bourgeoise du XIXème siècle : le Château
Pellizza
SAINT-CASTIN.
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